Remise en cause britannique du Bio

Par J-C le 2 août 2009
Dans la Catégorie: A l'étranger

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Commandée par la Food Standards Agency (l’agence alimentaire britannique), l’étude cherchait à déterminer si les produits bio apportaient des avantages nutritionnels par rapport aux mêmes produits issus de l’agriculture biologique. Des chercheurs de la London School of Hygiene & Tropical Medicine ont examiné 162 études scientifiques publiées au cours des 50 dernières années et ont estimé n’y voir apparaître aucune différence significative. “Notre examen conclut que, sur une base nutritionnelle, il n’y a actuellement aucun élément en faveur du choix de produits alimentaires bio plutôt que d’aliments produits de manière conventionnelle”, estiment-ils en faisant remarquer le prix bien supérieur des produits issus de l’agriculture biologique.

“Un petit nombre de différences dans le contenu nutritif a été relevé entre les produits alimentaires bio et ceux de l’agriculture ordinaire”, reconnaît Alan Dangour l’un des auteurs du rapport. Mais selon lui “il est improbable qu’elles soient d’une importance quelconque pour la santé publique”.

Reste que cette étude, citée par Le Figaro, ne fait aucune mention des résidus de pesticides que l’on trouve sur les produits issus de l’agriculture conventionnelle et beaucoup moins présents sur les produits bio. Une étude de l’Afssa datée de 2003 et qui arrivait à des conclusions proches de l’étude britannique, notait que les quantités de pesticides présentes sur les fruits et légumes non bio ne dépassaient pas les limites maximales de résidus autorisées et étaient donc a priori sans danger.

En Grande-Bretagne comme en France, les défenseurs de l’agriculture biologique s’élèvent contre les résultats de cette étude, lui reprochant de ne pas prendre en compte les effets positifs de cette méthode de production sur l’environnement. Citée par Le Figaro, Cécile Frissur, déléguée générale de Synabio, le Syndicat national des transformateurs de la filière bio, reproche aux chercheurs de n’avoir pas tenu compte “des méthodes de l’agriculture biologique respectueuses de l’environnement et donc in fine de la santé des consommateurs”.

Dans un chat au Monde.fr au début du mois de juillet, le professeur Serge Hercberg, directeur de recherche à l’Inserm et spécialiste d’épidémiologie de la nutrition, notait qu’en effet “aucune étude n’a jamais retrouvé, même dans des pays où les contrôles de pesticides ne sont peut-être pas aussi rigoureux qu’en France, une augmentation des risques [liés aux pesticides]“. ” Il n’en demeure pas moins qu’il faut recommander aux agriculteurs des pratiques qui diminuent au maximum l’utilisation des pesticides”, notait-il citant des études qui montrent l’augmentation des risques de cancer non pas chez les consommateurs mais “chez les agriculteurs qui manipulent, et en grande partie inhalent, ces produits”. “Il faut différencier l’aspect nutritionnel, sur lequel le rapport de l’Afssa n’a pas démontré d’avantages, et l’aspect environnemental, de protection de la planète, où des avantages évidents sont reconnus”, concluait-il.

Source:   Le Monde

Kenya: les bio-carburants menacent

Par J-C le 15 juillet 2009
Dans la Catégorie: A l'étranger

DELTA DE LA RIVIERE TANA (Kenya) - “Nous pouvons être expulsés à n’importe quel moment. Il vont devoir assécher la zone et tout ce qu’il nous restera sera la pauvreté”. Bernard Onyongo, pêcheur de 65 ans, voit son mode de vie menacé par la ruée sur les terres arables africaines.

Confrontés à un projet agricole qatari et trois autres de bio-carburants sur des dizaines de milliers d’hectares, Bernard et 20.000 villageois du delta de la rivière Tana, dans le nord-est du Kenya, ont fait ces dernières mois l’amère découverte d’un phénomène mondial, le “land grabbing” ou accaparement de terres.

Une ressource vitale et abondante, l’eau, a modelé dans cette région un paradis terrestre, exemple rare d’harmonie entre l’activité humaine - pêche, agriculture, élevage - et une faune sauvage foisonnante d’hippopotames, crocodiles et autres oiseaux.

Ce fragile équilibre est menacé de mort par plusieurs projets du gouvernement kényan et de compagnies étrangères qui veulent y cultiver de la canne à sucre et du jatropha pour produire des bio-carburants.

Le plus avancé est mis en oeuvre par la principale compagnie sucrière kényane, la Mumias Sugar Compagny (MSC), en collaboration avec l’agence gouvernementale de gestion du site.

De même, un protocole d’accord passé fin 2008 entre le Kenya et le Qatar, confirmé à l’AFP par une source à la présidence kényane, prévoit l’allocation au Qatar d’environ 40.000 hectares pour des fins agricoles en échange de la construction d’un port moderne sur l’île voisine de Lamu.

Si les communautés locales affirment de pas être opposées par principe à ces projets susceptibles de générer des revenus, elles rejettent catégoriquement celui de la MSC, qui entraînerait selon elles le déplacement de 22.000 villageois et l’assèchement des terres humides.

En dépit du soutien d’ONG kényanes, elles ont perdu leur première bataille: la Haute cour de Malindi (est) a rejeté courant juin leur plainte, permettant de fait la reprise du projet gelé depuis fin 2008.

Les habitants du delta ne sont pas les seuls concernés par ces projets: la rivière Tana et un réseau complexe de petits lacs attirent des dizaines de milliers de têtes de bétail du grand nord-est kényan à la saison sèche.

“Depuis de nombreuses années, le delta est utilisé par les pastoralistes pour les pâturages, surtout en saison sèche. Si vous enlevez le delta (…) leur mode de vie disparaîtra”, résume Hadley Becha, président de l’East African Wildlife Society, une ONG environnementaliste.

“Le bétail n’aura d’autre site de pâturage qu’une fine bande entre la rivière et le projet (…) Les crocodiles vont se retrouver concentrés dans la rivière, une situation dangereuse pour les troupeaux et les humains”, s’alarme Maulidi Kumbi Diwayu, responsable associatif local.

Au coeur de ce litige figure la question - centrale au Kenya - de la propriété foncière: l’ultra-majorité des populations locales Orma ou Pokomo n’ont pas de titre de propriété et l’Agence (gouvernementale) pour le développement des rivières Tana et Athi affirme être le vrai propriétaire foncier.

Rares sont ceux - à l’image du chef de village de Didewaride, le septuagénaire Worede Dela Godana Jara - à pouvoir exhiber un titre de propriété délivré en 1923 à son aïeul par l’administration coloniale britannique…

Reste un mince espoir pour les communautés locales: leur site pourrait être prochainement classé au sein de la Convention internationale “Ramsar” sur les zones humides qui, sans exclure les projets agricoles, prévoit une gestion durable des ressources naturelles.

Source : Romandie news

Produits du phoque interdits en Europe ?

Par J-C le 29 avril 2009
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Chasse au phoque

Chasse au phoque

Le Canada est “déçu” par l’accord de principe qu’ont donné les pays de l’Union Européenne pour une loi visant à interdire les produits du phoque. Le texte a été avalisé par les ambassadeurs européens et devra être approuvé définitivement par les députés en Mai, à Strasbourg, alors se tiendra le sommet Canada-Union-Européenne.
Les deux pays pratiquant la chasse, le Canada et la Norvège, ont déjà fait part de leur intention de porter plainte auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce.
La loi prévoit l’interdiction des produits issus de la chasse sur le territoire, y incluant la chasse “pour réguler les populations de phoques”, tout en en acceptant le transit par l’UE. Seuls seront autorisés les produits issus de la chasse inuit.
L’interdiction entrerait en vigueur dès sa parution au journal officiel, donc vers le mois de Juillet.

Les Obama dans le Bio

Par J-C le 23 mars 2009
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Michelle Obama, prouvant son soutien à son mari qui souhaite promouvoir les emplois “verts”, a créé son potager à la Maison Blanche. Râteau à la main, la première dame américaine lance sa production bio de légumes destinés aux occupants de la résidence présidentielle, mais aussi pour le service d’une soupe populaire.

Michelle Obama jardine bio

Michelle Obama jardine bio