Mondonville. Du bio local sur le marché

Par J-C le 7 août 2010
Dans la Catégorie: Agriculture, France
Marché de Mondonville

Marché de Mondonville

Le marché accueille, chaque samedi,des producteurs locaux de produits bios. Fabienne Edime y vend des plants et des légumes qu’elle cultive à Saint Laurent de Montricoux. Elle réside à Montaigut sur Save où elle prépare les plants. Elle a obtenu le label «agriculture biologique» en 2009 grâce à son sérieux et à sa ténacité. Forte de ce premier succès, elle se donne un objectif : «Je dois développer mon activité pour faire face aux coûts d’exploitation, et je compte beaucoup sur la qualité de mes produits».

A l’étal voisin, Eddy Georget, arbore un tablier «Bienvenue à la ferme des cochons bios». Il est installé à Thill avec Maryline. Son exploitation est certifiée « agriculture biologique » depuis 1999. On y trouve des races rustiques de porcs comme le landrace, bien adapté à ce mode d’élevage. Il explique: «Mes cochons sont nourris de céréales comme le triticale, l’orge et la féverole cultivés sur mon exploitation, sans engrais ni traitement chimiques.

Ils sont élevés en plein air, avec le respect du bien être de l’animal. La charcuterie vendue sur le marché est sans conservateurs, prête à être consommée fraiche ou à être congelée ». Maryline,membre du réseau «Bienvenue à la ferme « accueille les clients le samedi sur l’exploitation.

Source: La Dépêche

Alternative Bio 2009 devient Bio Cohérence

Par J-C le 18 avril 2010
Dans la Catégorie: Associations, France

Les Français ont une opinion très positive de l’agriculture biologique et les ¾ d’entre eux considèrent que c’est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux de notre siècle. D’après les résultats du baromètre 2009 de l’Agence BIO, ils sont même 84% à vouloir que l’agriculture biologique se développe sur notre territoire.
Le même baromètre montre que la consommation de produits biologiques n’est pas uniquement motivée par la santé ou la préservation de l’environnement, mais que pour bon nombre de consommateurs, les raisons éthiques sont de plus en plus importantes et accompagnent l’envie de consommer des produits sains et de qualité (baromètre). C’est cette vision globale de l’agriculture biologique que nous avons voulu porter au travers de notre réflexion collective.
En 2009, le secteur bio est entré dans une nouvelle ère : plus de 300 nouveaux producteurs chaque mois, de nouveaux consommateurs, de nouveaux produits, de nouveaux acteurs, de nombreux changements dans les circuits de distribution, de nouvelles attentes, etc…
Afin d’accompagner le développement rapide du secteur, nous avons donc souhaité créer une marque qui soit aussi un outil pédagogique, qui permette à chacune des parties prenantes – du producteur au consommateur - de s’interroger sur les fondamentaux de la bio et d’aller vers toujours plus de cohérence.
Il existe certainement plusieurs manières de concevoir l’agriculture biologique. Nous avons voulu un outil qui identifie clairement notre façon de la concevoir, animée par le souci du respect du vivant et le sens de la coopération. C’est pourquoi nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui le fruit de notre travail collectif.

Dominique Techer, Président

_____________________________________

Après une année de travail partenarial, Alternative Bio 2009 fait place à Bio Cohérence.
Comment reconnaitre l’association ?

Alternative Bio 2009

Grâce à l’accompagnement d’Agrobio 35 (le groupement des Agriculteurs Biologistes d’Ille et Vilaine) et de ses spécialistes de la communication, Alternative Bio 2009 a pu trouver un nom et une image qui donneraient vie à son projet de société. Et le travail n’était pas évident tant les attentes de chacun étaient nombreuses !
Comment reconnaitre les produits issus de son cahier des charges ?

Bio Cohérence

Seuls les produits ayant respecté les méthodes de production et de transformation contenues dans le règlement européen et le cahier des charges de la marque pourront porter la mention Bio Cohérence. Ils seront facilement reconnaissables grâce à son logo en forme de pastille. Des outils de communication seront également mis à disposition des opérateurs qui le souhaitent.

Site : Alternative Bio

La Cognée, chambres d’hôtes Bio

Par J-C le 31 décembre 2009
Dans la Catégorie: France, Hébergement
La Cognée

La Cognée

Toujours à la recherche d’hébergement bio, Bio-Blog vous conseille en chambres d’hôtes “La Cognée”, à Cugnaux, au Sud-Ouest de Toulouse.
Marie-France et Robert Coulonges, les propriétaires de cette maison familiale, ont rénové trois chambres en y apportant un réel label bio: chauffage par géothermie, climatisation réversible dans les chambres sous toit, ampoules à système économique, régulateur de pression d’eau pour les salles de bain, produits de toilette bio, linge lavé avec des lessives bio.
Pour le confort de ses clients, un spa sous la véranda, téléviseurs écrans plats, Wi-Fi dans les chambres, pour les professionnels en déplacement.
Marie-Pierre prépare les petits-déjeûners de ses hôtes avec des produits portant le certificat de conformité “Ecovert”. Excellente cuisinière, elle fournit en pâtisserie “maison” le marché Bio de Tournefeuille et le supermarché La Fermière de Portet.
En résumé, confort, accueil et qualités des produits.

Chambre d’Hôtes La Cognée
17/19 rue du Pré Vicinal
31270 CUGNAUX
Tél/fax : 05 61 92 42 86
Portable : 06 73 79 75 17
Mail :  robertcoulonges@orange.fr
Site : www.la-cognee.com

Le bio, pas si vert que ça…

Par J-C le 29 novembre 2009
Dans la Catégorie: Agriculture, News de BioBlog

Bio pas si vert

Apparemment, tout va bien au pays du bio. L’alimentation issue de l’agriculture biologique, reconnaissable à son logo officiel AB, ne connaît pas la crise. Depuis dix ans, les ventes décollent en France et en 2008; elles ont encore bondi de 25% à 2,5 milliards d’euros. L’offre biologique s’étend maintenant à tous les produits, même les plus industrialisés, comme des soupes en brique ou du ketchup. Un «green business» dont ont profité les grandes surfaces qui s’adjugent maintenant 42% du chiffre d’affaires, loin devant les chaînes spécialisées (27%), selon les dernières données de l’Agence Bio. Désormais, cette forme d’alimentation n’est plus réservée à une élite écolo: un Français sur quatre consomme un ou plusieurs produits bio régulièrement.

Seulement voilà, ce puissant engouement n’a pas que des bons côtés. Pour répondre à une demande croissante, les importations de ces produits explosent. Certes, impossible de faire pousser en France des ananas ou du café. Mais les deux tiers de l’alimentation bio importée, parfois de très loin, pourrait être produite dans l’Hexagone. Vous avez trouvé des pommes bio? Il y a des chances pour qu’elles aient muri sous le soleil d’Argentine. Globalement, 60% des fruits et légumes bio viennent de l’étranger. Le lait coule à flot en France? Pourtant, un quart de la production bio est d’origine allemande, danoise ou autrichienne. De même que viennent de pays tiers la moitié de l’épicerie salée, 60% des surgelés et 75% des jus de fruit issus de l’agriculture biologique. Un tiers des céréales serait également importé d’Italie, de Pologne ou de Roumanie. Seule consolation, l’essentiel des viandes bio est issu d’élevages français. Sauf qu’une partie non négligeable de la nourriture pour le bétail, notamment le soja bio, a pour pays d’origine … la Chine.

Finalement, tous produits confondus, 30% du bio vendu en France est importé. C’est beaucoup trop. Car l’objectif principal de l’agriculture biologique est de contribuer à la protection de l’environnement (réduction de la pollution, amélioration de la qualité des sols). Et non d’envoyer sur les routes des semi-remorques ou faire voler des avions. Bien souvent, les fruits ou les surgelés bio qu’achètent les ménages ont parcouru des milliers de kilomètres en camion polluant. Bonjour les émissions de CO2! Les framboises bio de Bulgarie sont peut-être plus nuisibles à la nature que leurs équivalentes françaises cultivées à coup de pesticides. Pourquoi alors payer 30, voire 50% plus cher un produit dont le bénéfice environnemental est loin d’être évident? Autre souci, ces filières d’importation sont plus difficiles à contrôler, surtout en dehors de l’espace européen. L’an passé, une affaire d’alimentation pour animaux d’origine chinoise, censée être bio mais contaminée à la mélamine, avait jeté un froid.

On voit mal comment ces importations faibliraient dans les prochains mois. Car la France accuse un retard abyssal en matière de production biologique. Actuellement, 2% de la surface agricole est consacrée à la culture bio. Ce qui nous place seulement au 21e rang européen, loin derrière des pays comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou même la Grèce et le Portugal. Un fiasco pour la première puissance européenne agricole. La faute à qui? Selon les producteurs spécialisés, les aides publiques sont bien plus modestes que dans la plupart des autres pays européens. Pour convertir des champs au bio, il faut au minimum deux ans. Sans grand soutien, difficile pour un agriculteur français de prendre le risque de se lancer.

L’an passé, à l’issu du Grenelle de l’Environnement, le gouvernement s’était pourtant engagé à tripler la surface agricole bio d’ici à 2012. Une promesse difficile à tenir tant que les aides financières pour encourager les conversions ne suivront pas.

Bruno Askenazi, photo Reuters

Slate.fr