La Cognée, chambres d’hôtes Bio

Par J-C le 31 décembre 2009
Dans la Catégorie: France, Hébergement
La Cognée

La Cognée

Toujours à la recherche d’hébergement bio, Bio-Blog vous conseille en chambres d’hôtes “La Cognée”, à Cugnaux, au Sud-Ouest de Toulouse.
Marie-France et Robert Coulonges, les propriétaires de cette maison familiale, ont rénové trois chambres en y apportant un réel label bio: chauffage par géothermie, climatisation réversible dans les chambres sous toit, ampoules à système économique, régulateur de pression d’eau pour les salles de bain, produits de toilette bio, linge lavé avec des lessives bio.
Pour le confort de ses clients, un spa sous la véranda, téléviseurs écrans plats, Wi-Fi dans les chambres, pour les professionnels en déplacement.
Marie-Pierre prépare les petits-déjeûners de ses hôtes avec des produits portant le certificat de conformité “Ecovert”. Excellente cuisinière, elle fournit en pâtisserie “maison” le marché Bio de Tournefeuille et le supermarché La Fermière de Portet.
En résumé, confort, accueil et qualités des produits.

Chambre d’Hôtes La Cognée
17/19 rue du Pré Vicinal
31270 CUGNAUX
Tél/fax : 05 61 92 42 86
Portable : 06 73 79 75 17
Mail :  robertcoulonges@orange.fr
Site : www.la-cognee.com

Le bio, pas si vert que ça…

Par J-C le 29 novembre 2009
Dans la Catégorie: Agriculture, News de BioBlog

Bio pas si vert

Apparemment, tout va bien au pays du bio. L’alimentation issue de l’agriculture biologique, reconnaissable à son logo officiel AB, ne connaît pas la crise. Depuis dix ans, les ventes décollent en France et en 2008; elles ont encore bondi de 25% à 2,5 milliards d’euros. L’offre biologique s’étend maintenant à tous les produits, même les plus industrialisés, comme des soupes en brique ou du ketchup. Un «green business» dont ont profité les grandes surfaces qui s’adjugent maintenant 42% du chiffre d’affaires, loin devant les chaînes spécialisées (27%), selon les dernières données de l’Agence Bio. Désormais, cette forme d’alimentation n’est plus réservée à une élite écolo: un Français sur quatre consomme un ou plusieurs produits bio régulièrement.

Seulement voilà, ce puissant engouement n’a pas que des bons côtés. Pour répondre à une demande croissante, les importations de ces produits explosent. Certes, impossible de faire pousser en France des ananas ou du café. Mais les deux tiers de l’alimentation bio importée, parfois de très loin, pourrait être produite dans l’Hexagone. Vous avez trouvé des pommes bio? Il y a des chances pour qu’elles aient muri sous le soleil d’Argentine. Globalement, 60% des fruits et légumes bio viennent de l’étranger. Le lait coule à flot en France? Pourtant, un quart de la production bio est d’origine allemande, danoise ou autrichienne. De même que viennent de pays tiers la moitié de l’épicerie salée, 60% des surgelés et 75% des jus de fruit issus de l’agriculture biologique. Un tiers des céréales serait également importé d’Italie, de Pologne ou de Roumanie. Seule consolation, l’essentiel des viandes bio est issu d’élevages français. Sauf qu’une partie non négligeable de la nourriture pour le bétail, notamment le soja bio, a pour pays d’origine … la Chine.

Finalement, tous produits confondus, 30% du bio vendu en France est importé. C’est beaucoup trop. Car l’objectif principal de l’agriculture biologique est de contribuer à la protection de l’environnement (réduction de la pollution, amélioration de la qualité des sols). Et non d’envoyer sur les routes des semi-remorques ou faire voler des avions. Bien souvent, les fruits ou les surgelés bio qu’achètent les ménages ont parcouru des milliers de kilomètres en camion polluant. Bonjour les émissions de CO2! Les framboises bio de Bulgarie sont peut-être plus nuisibles à la nature que leurs équivalentes françaises cultivées à coup de pesticides. Pourquoi alors payer 30, voire 50% plus cher un produit dont le bénéfice environnemental est loin d’être évident? Autre souci, ces filières d’importation sont plus difficiles à contrôler, surtout en dehors de l’espace européen. L’an passé, une affaire d’alimentation pour animaux d’origine chinoise, censée être bio mais contaminée à la mélamine, avait jeté un froid.

On voit mal comment ces importations faibliraient dans les prochains mois. Car la France accuse un retard abyssal en matière de production biologique. Actuellement, 2% de la surface agricole est consacrée à la culture bio. Ce qui nous place seulement au 21e rang européen, loin derrière des pays comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou même la Grèce et le Portugal. Un fiasco pour la première puissance européenne agricole. La faute à qui? Selon les producteurs spécialisés, les aides publiques sont bien plus modestes que dans la plupart des autres pays européens. Pour convertir des champs au bio, il faut au minimum deux ans. Sans grand soutien, difficile pour un agriculteur français de prendre le risque de se lancer.

L’an passé, à l’issu du Grenelle de l’Environnement, le gouvernement s’était pourtant engagé à tripler la surface agricole bio d’ici à 2012. Une promesse difficile à tenir tant que les aides financières pour encourager les conversions ne suivront pas.

Bruno Askenazi, photo Reuters

Slate.fr

Le bio séduit la Champagne

Par J-C le 30 octobre 2009
Dans la Catégorie: Vin

Le bio séduit la Champagne

Signe du réchauffement climatique, on ose – enfin! – parler raisin en Champagne. Et même bio. Visite à un pionnier depuis vingt ans.

Les vignobles de la Champagne sont du côté de Reims et de sa fameuse Montagne, au sous-sol crayeux. Mais aussi, pour un tiers de la surface, à deux heures de route plus au sud, dans la Côte des Bars, qui se partage 7000 hectares de vignes. Ici, le calcaire remplace la craie. Les vignes, plantées sur des coteaux bien exposés, sont mêlées aux grandes cultures, dans la plaine.

Les Fleury sont installés à Courteron depuis 1895. «Chaque génération amène une innovation», explique, jovial, Jean-Sébastien, 33 ans. «Mon arrière-grand-père, pépiniériste, fut le premier à replanter sur greffe après le phylloxéra. Mon grand-père lança son propre champagne après la crise de 1929. Mon père, dès 1970, s’est lancé dans une démarche écolo. Et je peux fêter cette année les 20 ans de l’arrivée de la biodynamie sur notre domaine de 15 hectares, entièrement reconverti dès 1992.»

Trucs et astuces

Le domaine revendique les deux labels Demeter et Ecocert. Le vigneron explique comment il enterre 200 cornes de vache, remplies de bouse, de novembre à Pâques, pour stimuler la vie des sols.

La «préparation 501», à base de plantes et favorisant la photosynthèse, est pulvérisée jusqu’à six fois par an sur les vignes, non pas par tracteur, mais par ULM. Et Jean-Sébastien pose fièrement devant un curieux cylindre branché à des tuyaux, le «dynamiseur», indispensable aux adeptes de l’anthroposophe Rudolf Steiner.

Vingt ans de biodynamie au nord de la France? Cela s’explique notamment par le réchauffement climatique. Les vendanges n’ont jamais été aussi précoces en Champagne. Mais aussi par le génie – ou les astuces – des Champenois. Contre mauvaise fortune du ciel, ils ont développé, depuis la nuit des temps, des stratagèmes pour ne pas perdre le fruit de leur labeur. En 2003, la grêle s’est combinée à la canicule et, en 2007, le mildiou s’en est mêlé. Qu’à cela ne tienne: les Champenois récoltent davantage qu’ils n’ont le droit de mettre sur le marché, et disposent ainsi de «vins de réserve». La cuvée de base est toujours un assemblage de plusieurs années.

La liqueur qui change tout

S’ajoute aux aléas de l’année le gel de printemps. En 1995, il fut terrible. Cette année-là fut aussi la première où Fleury produisit un vin en biodynamie. Le vin de base n’avait pas fait sa malolactique, conservant une acidité redoutable.

Quatorze ans plus tard, la maison propose trois champagnes 1995. Leur dégustation permet de juger de l’importance de l’ajout de la «liqueur d’expédition», exprimée en grammes de sucre. Cette ultime «rectification» modifie un champagne du tout au tout. L’extrabrut (3 g de sucre) est bâti sur l’acidité, avec des arômes de fruits secs, de curry; le brut (14 g, à la limite des 15 g autorisés en brut), au nez de pain de seigle, exprime des épices plus douces, tandis que le doux (53 g de sucre) rappelle la mirabelle, l’amande. Le sucre masque l’acidité et exhausse les saveurs! Pourtant, la base est la même: 80% de pinot noir, vinifié en blanc, bien sûr, et 20% de chardonnay.

* Le champagne Fleury est importé par Adalbert Jaques, à Sainte-Croix.

http://www.24heures.ch

Bio et techno

La cave est à la pointe de la technique. A côté des pressoirs verticaux à plateaux, un pressoir automatique de la dernière génération. Les cuves de vinification sont en inox, mais les vins de réserve sont logés, depuis peu, dans de grands foudres en chêne. Et la maison est très fière d’avoir développé, avec le laboratoire officiel de la région, une levure sélectionnée dans sa cave, reproduite de manière industrielle et largement diffusée dans le monde entier (Quartz).

Sur le fond, Jean, le père, explique en une phrase pourquoi il a renoncé aux produits chimiques à la vigne: «Je me suis dit: «Si on continue, on crève.» Mais il y a encore du travail:<br/>il faut réduire la dose de cuivre, produit de substitution contre le mildiou, et le soufre (SO2), «voire s’en passer». Une autre mode prisée en Champagne, où les bulles pardonnent presque tout…

Article de PIERRE THOMAS

Dans: 24 Heures

Des biocarburants pas aussi “verts”

Par J-C le 10 octobre 2009
Dans la Catégorie: Transport

Les biocarburants utilisés en France ne sont pas tous aussi “verts” que l’on veut bien le dire. Qu’il s’agisse des émissions de gaz à effet de serre qu’ils engendrent ou de l’énergie consommée dans leurs processus de fabrication, de grandes disparités apparaissent. Sans compter l’impact que peut avoir leur développement sur l’utilisation des terres.

C’est ce que montre un rapport réalisé par le bureau d’étude Bio Intelligence Service (BioIS) pour le compte de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) que Le Monde s’est procuré. Ce rapport a servi de base à une étude sur les biocarburants de première génération consommés en France publiée par l’Ademe jeudi 8 octobre, tard dans la soirée, à la demande du ministère de l’Ecologie.

Le “haut du panier”, l’éthanol de canne à sucre

L’éthanol de canne à sucre émet 90 % de moins de gaz à effet de serre que l’essence et les économies d’énergies dans son processus de production sont d’environ 80 %.

Le bilan “correct” des bioéthanols issus du maïs, du blé, de la betterave et des biodiesels de tournesol, colza, soja.

Ces bioéthanols et ces biodesels assurent, selon le rapport, un gain en terme d’émissions de 60 % à 80% par rapport aux énergies fossiles et des économies d’énergies dans le processus de fabrication de 50 % à 80%.

Les mauvais comptes de la filière ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) issue d’éthanol de betterave, de blé, de maïs

Après le biodiesel de colza, la filière ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) qui est basée sur l’utilisation de l’éthanol de betterave, de blé, ou de maïs est la filière la plus développée en France.
Son bilan, tant en termes de gains énergétiques (à peine 20%) que de réductions d’émissions la qualifie tout juste aux exigences européennes : selon la directive sur les énergies renouvelables, un biocarburant, pour être comptabilisé dans le plan Climat, devra permettre une réduction de 35 % des gaz à effet de serre par rapport à l’énergie fossile qu’il remplace en 2010 et de 50 % en 2013.

L’impact sur l’utilisation des terres modifie les bilans.

Le rapport insiste également sur les conséquences du développement des biocarburants sur l’utilisation des terres, que les cultures sur lesquelels ceux-ci reposent prennent la place de cultures alimentaires ou prospèrent à la place des forêts.
Le rapport montre que la prise en compte de changement d’affectation des sols peut transformer un bilan à peu près positif sur le plan environnemental et énergétique en un bilan catastrophique.
L’étude de BioIS montre par exemple que, dans l’hypothèse où la production de biocarburants se traduit par de la déforestation en zone tropicale, le biodiesel issu du colza a un bilan carbone deux fois plus mauvais que le combustible fossile qu’il remplace.

Source : Le Monde