“Poubelle d’Or Dur” Bio-Blog pour les “fans” du Paris-Roubaix

Par J-C le 15 avril 2009
Dans la Catégorie: Agriculture, Médailles d'or Bio-Blog

Une Poubelle d'Or

Seul le brouhaha des voitures de la RD toute proche brise le silence de l’après-bataille. Non loin du carrefour de l’Arbre, une chaise longue éventrée prend le soleil au milieu des bidons vides, des papiers déchirés et des canettes écrabouillées. Des gobelets par dizaines jonchent les petits fossés, s’éparpillent dans les champs alentours. Les tentes tendues pendant deux jours et deux nuits ont laissé des ombres sur les pousses de blé asphyxiées, des ornières zèbrent les parcelles qui longent l’étroite route pavée.

Paris -Roubaix

Paris -Roubaix

Dimanche, de Templeuve à Gruson en passant par Camphin-en-Pévèle, le Paris-Roubaix a laissé des traces dans les champs. Des zones semées, aux abords de la route mythique, sont inexploitables pour cette année. « C’est de pire en pire », déplore Chantale, un grand sac plastique rempli de déchets à la main. Le nettoyage de l’un de ses champs lui aura pris près de trois heures hier.

Habitués des outrages de quelques supporters excités, les gérants de l’exploitation « La Basilienne » avaient pourtant anticipé en retardant la semaille des parties trop proches de la course. « Là, on a planté de la betterave, mais là, on a attendu. On plantera du maïs. Ce n’est pas simple à gérer, mais au moins on est sûrs de préserver la culture. » Un grand outil a été tracté jusqu’à l’entrée du champ pour en barrer l’entrée aux caravanes. Les camping-cars désormais s’acquittent d’un droit de location. « En tout, ça nous rapporte entre 450 et 500 euros.

Mais je préférerais ne rien gagner du tout et ne pas avoir les dégâts qu’on a chaque année. Au moins, avec ce système, on prend les noms et on peut imposer le nettoyage après la course. » Hier, un camion et sa remorque transformée en buvette géante étaient encore stationnés dans le champ de Chantale. Les deux pneus dégonflés. « C’est moi. Je lui regonflerai moi-même quand il viendra ramasser tous ses déchets », explique l’exploitant, Jean-Michel. « Je n’ai rien contre la course du Paris-Roubaix, précise-t-il, mais que les gens respectent nos champs. Que diraient-ils si j’allais détruire leur pelouse avec mon tracteur ? » Philippe, à Baisieux, n’en revient toujours. Hier matin, il a découvert des ornières dans son champ pourtant situé à près d’un kilomètre du passage de la course. Ses semailles de betterave ont souffert et le jeune agriculteur y voit à juste titre un manque de respect pour son travail. C’est la colère qui se lit dans ses yeux quand il évoque les 4X4 qui ont traversé sa terre juste semée. « Je n’ai rien contre ceux qui empiètent un peu sur le champ. On laisse, c’est la course, c’est normal. Mais là, regardez, ils ont carrément traversé la parcelle ! », désigne-t-il de la main.

La grande majorité des irréductibles qui s’installent dès le vendredi soir sur cette partie stratégique de la course viennent de Belgique et son néerlandophones. Difficile pour les agriculteurs de discuter. Et la langue n’est pas la seule barrière. « Moi, je n’y vais pas. J’ai trop peur de m’en manger une, témoigne cet exploitant. Ils commencent à boire dès le matin. La journée, ils sont complètement saouls !

la Voix du Nord

Médaille d’Or Bio-Blog pour Tourcoing !

Par J-C le 28 mars 2009
Dans la Catégorie: Médailles d'or Bio-Blog
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La semaine du développement durable n’est pas un simple slogan pour la ville de Tourcoing. Consommation, alimentation, pollution y sont réellement à l’ordre du jour. C’est à lire sur le site:

Tourcoing.fr

Saviez-vous qu’il est toujours possible de changer les choses et d’évoluer ?
S’interroger, comprendre ses envies, réfléchir à sa consommation. Et si nous commencions aujourd’hui ?
Chacun de nous peut choisir de consommer autrement, mais il faut pour cela accepter de remettre en question :
> nos choix, en réfléchissant à nos véritables besoins et en sélectionnant dès l’achat des produits plus respectueux de l’environnement et des droits sociaux ;
> notre comportement, en utilisant au mieux les produits que nous achetons ;
> notre attitude, en triant les produits usagés pour qu’ils soient valorisés, recyclés ou réutilisés.
Voyons comment, à travers quelques attitudes et gestes simples à adopter nous pouvons passer d’une consommation inconsciente et insouciante à de nouveaux modes de consommation réfléchis, autrement dit à une éco-consommation. Ou comment satisfaire ses besoins (alimentation, etc.) et ses envies de consommation (voyager, etc.) tout en respectant la planète et ses habitants .